Yogyakarta


Nous voilà en Indonésie, c’est notre dernière étape en Asie du Sud-Est. Nous prenons surtout du temps pour planifier le reste du voyage. En tour du monde il faut faire confiance au voyage et se laisser guider par les rencontres.  C’est comme ça que nous avons décidé de parcourir la partie Est de l’Île de Java et on ne le regrette pas.

Quel choc culturel ! Quel choc climatique ! Dès notre arrivée à Yogyakarta, nous sommes plongés en terre d’islam et on goûte de plein fouet à la mousson ! Les mosquées sont nombreuses, les appels à la prière rythment la journée. Une pièce pour la prière est aménagée dans notre guest house.

À notre première balade dans les rues de Yogyakarta, on a droit à notre premier orage. C’est subit, les rues se transforment en torrent. En temps de le dire on a de l’eau presque à mi-mollet ! On se réfugie donc dans un café pour attendre que ça passe et que l’eau se résorbe avant de poursuivre notre chemin. On termine la promenade sur la rue Maliboro, rue commerçante, où on retrouve les sollicitations incessantes des marchés indiens et vietnamiens.

Marché aux oiseaux

Notre coup de cœur à Yogyakarta est définitivement son marché aux oiseaux. On peut se promener en toute quiétude, sans sollicitations. En plus des superbes oiseaux il y avait d’autres animaux : singes, chats, écureuils volants, reptiles, rongeurs, etc. En déambulant dans les passages du marché, nous avons pu voir des bébés chouettes se faire nourrir de simples criquets. Pour le boa, pas de criquets, plutôt un poulet ! Il l’a englouti tout entier en moins de 20 minutes. Fascinant !

Compétition de chant

Vers 16 – 16h30, plusieurs fois par semaine il y a une compétition de chant d’oiseaux. Peu à peu des hommes (les femmes sont rares, on en aperçoit que très peu et seulement dans l’assistance) arrivent en moto avec leur cage portée comme un sac à dos. La compétition se fait par espèce. Les propriétaires suspendent les cages dans l’enclos selon le numéro assigné.  Les juges donnent le signal :  1, 2, 3, Go, c’est parti.  Qui chantera le plus fort et/ou le plus longtemps ?  Seuls les juges circulent dans l’enclos. Les propriétaires encouragent leurs protégés par des gestes, des sifflements ou des onomatopées plus originales les unes que les autres. C’est intense, la cacophonie est retentissante, on lie la passion sur tous les visages !

Aux environs de Yogyakarta

À partir de Yogyakarta on peut visiter les temples du mont Borobudur et le temple Prambanan. Après nous être renseignés sur les quelques options qui sont offertes, on décide d’opter pour un départ à 4h du matin (des fois il faut ce qu’il faut) pour aller voir le lever du soleil au temple bouddhiste de Borobudur. C’est tout simplement magique ! Ce matin-là, le plus beau, selon nous, se trouvait du côté opposé au lever du soleil. Les stupas, arbres et montagnes, semblaient flotter au-dessus des nuages qui se trouvaient sous nos pieds.  Quelle atmosphère envoûtante, quelle sérénité !

Le réveil en milieu de nuit vaut son pesant d’or. Non seulement, on a une super vue mais en plus le temple nous appartient.  Il y a peu de visiteurs et on peut prendre tout son temps pour admirer les bas-reliefs des terrasses. Mais attention, à partir de 7h le site est envahi par les touristes et des meutes d’écoliers.

Borobudur

Le site de Prambanan

Il s’agit d’un très beau temple hindou dédié à l’épouse de Shiva. Ce temple était entouré de 240 plus petits temples shivaites ! Le temps et les tremblements de terre ont eu raison de la plupart d’entre-eux. On voit surtout des monticules de pierres ; les archéologues ont de très beaux casse-têtes à assembler… Dans les temples qui ceinturent l’édifice principal on peut voir les représentations de Brahma, Vishnu, Shiva et Ganesh. À plusieurs égards, ces temples rappellent ceux d’Angkor. Si vous devez choisir en Prambanan et Borobudur, il ne faut pas hésiter à aller d’abord à Borobudur.

Temple Prambanan

À Yogyakarta même, on peut visiter plusieurs sites historiques mais selon les guides touristiques et les voyageurs rencontrés, ils ont peu d’intérêt. Le seul qui semble se démarquer un peu est le Taman Sari (Jardin de fleurs) qu’un sultan a construit au 8e siècle tout près du Palais royal (Le Kraton). Les bains y sont bien conservés, dommage pour les photos mais la pluie abondante n’a pas fait ressortir les belles couleurs du lieu. Il faut persévérer pour trouver la mosquée sous-terraine. Il ne faut pas hésiter à parcourir le dédale de petites rues adjacentes et de tunnels pour y arriver. Si vous vous perdez, suivez (et admirez) le street art local, il vous mènera à l’entrée.