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Dernière mise à jour : mardi 8 août 2017

Notre tour du monde s’est terminé le 29 juillet 2017. Une dernière chronique sur l’Équateur et les Galapagos sera publiée dans les prochains jours.


ARGENTINE : deuxième partie


Depuis qu’on est arrivée en Argentine on trouve difficile d’organiser notre itinéraire. Les bureaux d’information touristique ne se concentrent que sur leur région immédiate, et un petit peu sur leur province. Les informations sur les autres provinces sont inexistantes. De San Juan, pas moyen de savoir s’il est mieux d’aller à Cordoba ou Santa Fe et où arrêter en chemin. On nous suggère de se rendre à une de ces villes pour avoir l’information souhaitée. Pas trop pratique lorsque c’est justement ça notre dilemme. Par chance, on a fait d’heureuses découvertes par pur hasard.

Cordoba

Des argentins de San Juan nous ont demandé, un peu étonné, ce qu’on allait faire à Cordoba. Ils ne connaissent pas de toute évidence.  Nous avons beaucoup aimé cette ville avec ses bâtiments anciens et son influence coloniale, baroque et jésuite. Nous avons déambulé dans la ville, visité quelques musées. La ville respire une joie de vivre, les terrasses sont remplies de nombreux étudiants qui viennent de partout en Argentine.

De grands hommes

La photo du pape François est très présente. Pas étonnant dans un pays latino-américain nous direz-vous ? Vrai, mais c’est surtout que le pape François a été prêtre de quartier et confesseur à Cordoba. On voit également un peu partout la statue de José Gabriel del Rosario Brochero, un prêtre surnommé le « curé gaucho », qui est devenu en 2016 le premier saint argentin. En banlieue de Cordoba, se trouve Alta Gracia. Dans cette petite ville on a visité la maison d’enfance de Che Guevara et l’une des estancias Jésuites qui servait à financer l’université de Cordoba.

Les missions Jésuites

Les chutes d’Iguazu sont situées dans la province de Misiones. Cette région porte ce nom à cause des nombreuses missions jésuites qui y ont été construites avant que le roi d’Espagne ne chasse les jésuites d’Argentine. Il ne reste que les ruines de ces missions, toutefois celle de San Ignacio sont les mieux conservées et même si ce sont des vestiges le détour vaut la peine. On peut y saisir l’ampleur (taille et influence) de ces missions ainsi que le déroulement de la vie au jour le jour.

Mauricio qui ne s’était jamais intéressé aux jésuites a lu tant de choses sur le sujet qu’il est devenu, hummm, un expert en la matière ? En tout cas, il en sait beaucoup plus qu’avant !

Les chutes d’Iguazu

Tout au long de ce tour du monde certaines destinations étaient motivées par des incontournables, des lieux qu’on voulait voir à tout prix.  Les chutes d’Iguazu font partie de cette liste des incontournables.

Quel spectacle ! Quel ravissement ! On y a passé la journée à faire tous les sentiers possibles. Lorsqu’on passe au-dessus des rivières qui alimentent les chutes ou que l’on se retrouve à la « gorge du diable » on ressent toute la puissance de l’eau. Impressionnant ! Époustouflant !

Chutes Iguazu

On a aussi fait une excursion en Jet Boat qui nous amenait dans le tourbillon d’eau au bas des chutes. C’est une douche garantie avec ou sans imperméables ! On en est revenu trempés mais ravis. Heureusement qu’il faisait chaud et qu’on a pu se sécher avec les rayons de fin de journée.

Chutes Iguazu

Situées à la frontière de l’Argentine et du Brésil, les chutes d’Iguazu sont les plus larges au monde. Elles font près de 3 kilomètres. Ce n’est que du haut des airs que l’on peut les voir en entier. Les 11 km de sentier nous permettent de voir les chutes sous tous ses angles : du haut, du bas ou du milieu des chutes. Dans ce parc, on peut aussi voir des singes, des Coatis, des toucans et de nombreux autres oiseaux.

Puerto Iguazu

La ville de Puerto Iguazu n’a rien de particulièrement intéressant mais c’est le point de chute (ha, ha, jeu de mots) pour ceux qui veulent aller aux chutes autant du côté argentin que brésilien. À la croisée des fleuves Iguazu et Parana, se trouve l’ « Hito Tres Fronteras ». C’est un point au milieu des deux fleuves où se touchent trois pays : l’Argentine, le Brésil et le Paraguay. Ces pays se trouvent à un jet de pierre. Du belvédère, on n’a même pas besoin de jumelles pour voir de l’autre côté. Du côté argentin, des fontaines d’eau enjolivent la place. Tous les soirs, un spectacle son et lumière fait « danser » les fontaines pendant 10 minutes.

Buenos Aires

Notre séjour à Buenos Aires n’avait pas un objectif touristique. Nous y étions surtout pour voir nos amis qui vivent maintenant là-bas et passer du temps avec eux. Malgré la pluie et le froid nous avons tout de même visité les quartiers de San Telmo, Tigre, Recoleta, etc. De jolies balades en ville.

Le maté

Place de Mai

La ville

Recoletta


ARGENTINE : première partie

Une fois la frontière franchie nous apercevons quelques stations de ski qui ne sont pas encore fonctionnelles. Puis, très vite le paysage change du tout au tout. Les montagnes enneigées laissent la place à des montagnes rocailleuses aux multiples coloris. On se croirait dans un parc national de l’ouest américain.

Rendu à Mendoza, on découvre que se rendre au restaurant avant 21h c’est très tôt, surtout un samedi soir ! Ce n’est que vers 22h que les restaurants se remplissent.

Le lendemain, promenade dans une ville quasi-déserte. C’est dimanche et presque tout est fermé. La dégustation des vins de Mendoza sera pour une autre fois. On sera avertis pour le reste de notre séjour argentin…


La province de San Juan

Cap vers la région del Cuyo, plus spécifiquement vers San Juan. Cette région est réputée pour ses vignobles, et ses oliveraies.


Vers les parcs nationaux

À San Juan, on prend possession de notre voiture pour filer vers Villa Union, un arrêt stratégique pour visiter quelque

s parcs nationaux. Dès la sortie de la ville on retrouve le désert qu’on aime tant.

Si jamais vous passez par San José de Jachal, il ne faut pas hésiter à faire un détour par la route 49 qui fait traverser la zone protégée de Las Cienegas. À chaque tournant de l’étroite route on découvre des paysages aussi spectaculaires que vertigineux ! Par moments le lacet se rétrécit à une seule voie…on espère que personne ne viendra en sens inverse.


Le parc Tampalaya

Ce très beau parc est situé en plein désert. Il reçoit que 10 millimètres d’eau par année. Prenez une règle, voyez comme c’est peu !  Pour minimiser l’impact sur cet écosystème, les gardes du parc limitent le nombre de visiteurs à 1000 personnes par jour. Les visites se font exclusivement avec les véhicules du parc, guide inclus bien entendu.

Même si la visite est très formatée on arrive à apprécier la beauté de ce parc. Il faut dire que les guides connaissent vraiment leur sujet et nous donnent suffisamment de temps pour profiter des endroits où l’on s’arrête.

Le canyon est découpé au couteau ; quelles parois !  C’est spectaculaire, c’est une vraie carte postale. Pour agrémenter le tout, on aperçoit un vols de condors, un chacal, puis quelques nandous (famille de l’autruche et émeu) ainsi que des maras.

Mara : Rien à voir avec la famille des lapins ou kangourous. Malgré leur apparence, cette espèce unique à l’Argentine, fait partie de la famille des rongeurs.


La seule déception du parc Talampaya est un petit sentier thématique juste à l’entrée où les répliques de dinosaures sont tellement démodées que c’en est risible. On se demande d’ailleurs pourquoi c’est là puisqu’après tout, les fossiles ont été découverts dans le parc voisin.


Ischigualasto ou Valle de la luna

A propos des dinosaures, c’est au parc de Ischigualasto qu’a été découvert les plus vieux fossiles de dinosaures au monde. Ils datent du triasique.  Ce parc, bien que moins spectaculaire que Tampalaya, est un incontournable.

À l’entrée, un petit musée avec cette fois-ci, de vrais squelettes de dinosaures. En quelques salles ont cerne bien le travail des paléontologues et autres scientifiques.

Ischigualasto est aussi appelé la vallée de la lune (Valle de Luna) et on comprend vite pourquoi. À peine quelques rares espèces animales vivent sur ce territoire aride. Le paysage y est vraiment lunaire. C’est la Zonda, nom du vent qui souffle dans le parc et qui peut atteindre les 100 km/heure, qui l’a façonné.

La visite est également encadrée mais cette fois, on fait un parcours de 40km dans sa propre voiture. On suit un guide passionné par son sujet qui, heureusement, nous laisse faire les derniers 12 km à notre rythme.

Peinture ruprestre à Villa San Agustin


La Difunta Correa

Tout le long de la route on aperçoit ici et là des petits autels avec un personnage féminin et des bouteilles remplies d’eau. On est intrigué, il y en a vraiment partout.

On apprendra que ces autels sont dédiés à une défunte (Difunta) dont le nom de famille était Correa. En plus de ces autels le long de la route, il y a dans la localité de Vallecito un sanctuaire dédié à la Difunda Correa.

Une légende populaire raconte qu’une mère accompagnée de son poupon, cherchant à retrouver son époux parti à la guerre, serait morte de soif en plein désert. Au bout de trois jours, le bébé aurait été retrouvé toujours en vie, tétant le lait maternel ! La ferveur est telle que les gens viennent de partout en Argentine pour demander des faveurs à la Difunta Correa. Et tout particulièrement, nous dit-t-on, les chauffeurs de camions qui demandent de les protéger. À titre de remerciement, ils laissent plaques d’immatriculation, volants, pièces de moteurs et bien entendu une multitude de statuettes où un bébé tète le sein maternel… sans oublier plein de bouteilles d’eau pour la Difunda Correa !