Région du Cap
Dans la région du Cap on peut y passer deux semaines sans en faire le tour. Nous avons loué deux appartements l’un à Constantia pour explorer la partie est du Cap et nous en avons loué un autre en plein centre-ville pour découvrir la ville et la partie ouest du Cap.
LES PARCS
Table Mountain
La montagne est imposante malgré ses 1087 mètres d’altitude; on l’aperçoit de partout où du moins c’est l’impression qu’elle nous laisse. Elle nous offre un spectacle en continue : des beaux couchers de soleil, des nuages qui passent tantôt au-dessus, tantôt sous sa cime. Table Mountain est l’une des 7 nouvelles merveilles du monde. Pourquoi est-ce une des nouvelles merveilles du monde ? Ce n’est pas pour le paysage ou pour la montagne en soit. C’est pour sa flore qui n’existent nulle part ailleurs dans le monde, seulement au sommet de Table Mountain.
Pour profiter pleinement de la visite, il vaut mieux y aller par une journée ensoleillée. Les nuages s’accrochent au sommet, il y fait froid et de surcroît la visibilité est presque nulle. Nous avons été chanceux et avons pu expérimenter en quelques heures tous les changements de température. Nous avons marché littéralement dans le nuage, affronté des vents décapants et frigorifiants. Une fois les nuages dispersés, nous avons parcouru des sentiers sous la chaleur réconfortante du soleil. Nous nous sommes souvent arrêté ici et là au bord des falaises pour contempler de très beaux paysages. Du sommet, on a pratiquement une vue panoramique de 360 degrés. On a une vue plongeante sur la ville, sur les vignobles de Constantia et par temps clair on peut même apercevoir la pointe de Cap Bonne Espérance (la partie la plus australe du continent africain).
Il est possible de gravir la montagne par plusieurs sentiers, certains plus difficiles que d’autres. Le sentier Skeleton gorge semble plus « accessible ». Il faut prévoir environ 3 heures pour atteindre le plateau de la montagne. Le site du Parc recommande de ne pas emprunter les sentiers qui donnent vers le campus de l’université si on est moins de quatre personnes…. On pourrait y faire la rencontre de gens pas très gentils… On vous dit tout ça mais nous, on est tranquillement monté et redescendu…en téléphérique. Si vous décidez de l’emprunter, notre conseil est de vous éloigner du téléphérique pour profite de la quiétude et de la beauté des paysages.
Cap Bonne Espérance / Cape of Good Hope
Ce parc national est situé à moins d’une heure de Cape Town. Comme mentionné plus haut, c’est dans ce parc que se trouve le point le plus au sud du continent africain; à savoir le Cap Bonne Espérance. Les portugais l’ont découvert lors de missions de cartographie mais ne s’y sont pas installé.
Puisque le parc est très vaste et que nous y passions qu’une seule journée, on a fait le choix d’y explorer que deux secteurs. Bien entendu celui où se trouve le cap Bonne Espérance (après tout, on y vient pas à tous les jours) et un secteur du nom d’Olifantsbos, moins populaire mais où, selon la ranger au centre d’information du parc, il y a le plus d’animaux à observer.

Dans le premier secteur, nous avons tout d’abord monté au phare situé au cap « Cape Point ». Difficile de prendre une photo sans avoir le bout d’une personne ou d’une perche à selfies…. La quiétude n’est pourtant pas très loin, il faut simplement contourner le phare et longer la falaise. On arrive à un petit belvédère d’où on a une superbe vue sur l’océan. Avec de la chance on peut voir des baleines, des dauphins et des otaries sans oublier un ou deux requins… Ensuite, nous avons suivi le sentier qui relie Cape Point au Cap Bonne Espérance. Ce sentier est bien balisé et facile pour ceux qui aiment la marche et les sentiers. Il faut prévoir 1.5 heure aller-retour. Heureusement pour nous, ça décourage une bonne partie des touristes ! Une fois à la pointe, nous nous attendions à voir une mer très agitée à la jonction de l’océan Indien et Atlantique. Étonnement, la mer était sommes toutes bien calme et on se demande encore pourquoi.
Dans le secteur d’Olifantsbos nous avons été gâtés. Nous avons (finalement) vu le zébre des montagnes / du Cap*. Ce zèbre a les pattes entièrement rayées, jusqu’à la pointe du sabot. Immédiatement après, nous avons pu observer un superbe « gemsbok », puis un petit groupe d’autruches qu’on a pu approcher pour une fois à pied et non en voiture.
(*Note : le zèbre des pleines, est le zèbre le plus communs, ses rayures s’arrêtent au haut des pattes. De plus, sa robe peut avoir soit du jaune, brun ou gris, ou toutes ces couleurs à la fois.).
Pour finir la journée, nous avons entrepris une randonnée. À l’origine elle devait être que de 4 km mais un groupe de babouins a attiré notre attention en début de sentier. Résultat, nous nous sommes engagés sur le sentier 8.5km. Un bel acte manqué que nous n’avons pas regretté. Après avoir gravi une colline composée de rochers nous nous sommes retrouvés sur un immense plateau. La flore y est alpine à cause de la force des vent. Un kilomètre avant la fin du sentier nous avons aperçu un troupeau d’élands d’Afrique. Magnifique!

Boulder Beach
Une colonie de « penguin »(même si on sait bien qu’il s’agit de manchots) demeure sur cette plage à l’année longue. On passe des heures à les regarder. Les uns couvent, d’autres se lavent mutuellement les plumes tandis que de petits groupes partent à la pêche. Le retour de la mer est particulièrement amusant… Succès garanti auprès des enfants comme … auprès des adultes.
Westcoast
Ce parc se trouve à une heure au nord de Cape Town sur la route vers la Namibie. Il se compose de trois secteurs. Malheureusement, le secteur où se trouve l’essentiels des mammifères/ animaux est accessible aux visiteurs qu’aux mois d’août et septembre. On l’a manqué par une dizaine de jours. On a pensé avoir fait tout ce trajet pour peu, pour ne pas dire pour rien. Surtout lorsqu’on a constaté qu’il n’y avait qu’une poignée de visiteurs dans le parc. Par chance, les apparences sont parfois trompeuses. Le doute fut de courte durée. On a vu une famille d’autruches avec leurs nombreux petits. (On sait maintenant pourquoi il y a tant d’oeufs d’autruches dans les magasins ! ) Ce qui fut fort plaisant c’est que les autruches adultes sont restées en bordure de la route et qu’elles ne se sont pas enfuies. Nous nous sommes rendu à un étang d’eau douce, pour y observer les oiseaux. C’est le seul point d’eau douce à plusieurs km à la ronde, c’est pourquoi il attire 282 espèces d’oiseaux. Des oiseaux aux couleurs flamboyantes, des rapaces, etc. Une hirondelle qui migre annuellement depuis l’Europe nichait à l’intérieur de la cache d’observation aménagée au bord de l’étang! Pour terminer, la lagune nous réservait une surprise… des flamands roses! Peut-être ceux qu’on avait manqué à Nata (Botswana). Belle façon de fermer la boucle et de terminer notre séjour en Afrique australe.