Doha au Qatar est un arrêt obligatoire avec notre billet d’avion Tour du Monde. Il aurait pu être qu’un simple arrêt pour effectuer une correspondance, mais on s’est dit que tant qu’à y être aussi bien en profiter pour visiter la ville. Au final nous y avons passé un peu moins de 48 heures et le choc culturel en a valu la peine.

Le Qatar est l’un des émirats du golfe Persique devenu indépendant en 1971. Le PIB par habitant (145 894$) est le plus élevé au monde. Il tire ses revenus du pétrole et du gaz naturel. Le pays est une monarchie absolue de droit divin où l’on pratiquerait un islam plus « ouvert ». Les femmes ont le droit de vote depuis les années 90, elles peuvent conduire les véhicules automobiles et sortir seules ! Wow ! En complément voir plus bas le billet de Marie-Josée…

Doha
Doha est une grande ville prospère où travaillent beaucoup d’étrangers. Dans la partie moderne, les gratte-ciels se démarquent tous par leur architecture unique. Il y a une grande promenade (5km) qui longe le bord de mer. Une fois le soleil couché, nous y avons croisé beaucoup de familles se promenant avec leurs enfants et des sportifs profitant que la chaleur soit tombée pour pratiquer leur activité préférée. Le contraste est grand, d’une part on voit des occidentaux et occidentales faire du jogging dans des tenues moulantes, aux épaules dénudées et de l’autre côté des femmes en hijab, seules, qui font de la marche rapide, bouteille d’eau à la main.
Du côté du souk, c’est plus traditionnel. Le plus intéressant sont les souks aux faucons, aux dromadaires et aux chevaux. Nous avons passé beaucoup de temps dans celui aux faucons car c’est unique. Par ailleurs c’est intéressant de voir comment se transmet de père en fils la tradition de la chasse au faucon. Il fallait voir la fierté de ces jeunes garçons, de 10 ou 12 ans, entrer ou sortir du souk, faucon au bras ! En passant, le prix moyen d’une de ces petites bêtes oscille entre 5 000$ et 15 000$ et certaines peuvent atteindre les 30 000$. Cela explique pourquoi tous les faucons ont une micro puce qui donne leur position GPS.
Billet de Marie-Josée
Dans le taxi qui nous a amené à l’hôtel nous avons eu une conversation avec un sympathique chauffeur qui vit à Doha depuis 4 ans. Il a profité de l’occasion pour ventiler un peu, pas mal, beaucoup.
Il nous a expliqué que les qataris ont tous les droits car ils disent être chez eux. Qu’ils ne respectent pas les règles de vitesse, code routier, etc. Les règles s’appliquent pour tous ceux qui ne sont pas qataris. Que la voie de gauche ne peut pas être empruntée par les étrangers et a conseillé à Mauricio de ne jamais regarder les femmes dans les voitures car elles peuvent le faire arrêter ! Vrai, pas vrai qui sait ?

Il nous a raconté qu’il y a au moins un mort par jour due à un accident de voiture. Effectivement, le lendemain, à la une d’un journal local il y avait un article disant vouloir réduire de 130 le nombre d’accidents de voiture par année. Pour un peu plus de 600 accidents on compte plus de 200 morts annuellement (piétons fauchés inclus). Ce n’est pas tout à fait un mort par jour, mais un aux deux jours. À les voir conduire les statistiques ne nous étonnent pas.

On s’y attendait, mais…
Dès notre arrivée au contrôle douanier, j’ai tendu les passeports au douanier. Une fois les formalités réglées et les visas payés, il a remis les deux passeports à Mauricio sans jamais m’accorder un seul regard. À l’hôtel, situation semblable, mais plus subtile. Même si je suis la première à entrer dans le lobby de l’hôtel, on m’accueille poliment, mais on s’adresse uniquement à Mauricio pour régler les formalités de l’hôtel. On ressent un étrange malaise devant ces comportements. Mauricio me disait à quel point il pensait à nos filles et qu’il ne voudrait jamais qu’elles vivent dans une société où elles seraient traitées ainsi.
