Nous avons quitté Auckland le 14 mai pour arriver à Papeete, sur l’île de Tahiti le 13 mai. Oui, oui, c’est bien cela, on a vécu deux fois la même journée. Que c’est mêlant de revivre une journée, même s’il s’agit de deux dimanches consécutifs !!!

La superficie de la Polynésie Française est vaste. C’est l’équivalent de la superficie de toute l’Europe. Superposez cette carte sur l’Europe et vous verrez bien ! La population de la Polynésie est de 270 000 habitants, 200 000 vivent sur l’Île de Tahiti et 17 000 à Moorea (la 2e île). Le reste des polynésiens sont répartis dans les autres îles et atolls.
La Polynésie ou le rendez-vous presque manqué
Jour 1 : tout se passe comme prévu, on passe la journée à nous reposer à Papette, c’est dimanche, tout ou presque est fermé.
Jour 2 : On loue une voiture pour faire le tour de l’île. On arrive devant le musée Paul Gaugin qui se trouve à l’autre bout de l’île de Tahiti. Il est fermé pour rénovations ! Toutes les œuvres ont été transférées aux Marquises, soit à plus de 3 heures et demi de vol. Un premier rdv manqué.
De fortes pluies ont récemment emportées des sections de route et de sentiers ici et là. Il n’était pas possible d’aller partout. Mais bon, nous avons fait le tour de l’île en quelques heures en auto et on a profité des jolis paysages. On s’est arrêté au « trou du souffleur », une cavité naturelle dans la roche où la vague s’engouffre et ressort sous pression. Regardez la vidéo pour comprendre.
Trou du souffleur
VIDÉO 1 : Trou du souffleur 1 VIDÉO 2 : Trou du souffleur 2
Cascades et plages de sable noir
Jour 3 : On s’était fait un bel itinéraire et on projetait visiter plusieurs îles de l’archipel de la société. Les vols et les pensions étaient réservés. On se disait, à nous ces endroits paradisiaques. Mais hélas, de délais en délais, notre vol vers les atolls de Ahe et Mahini a été annulé. Il y avait une grève des pompiers. Aucun vol ne pouvait décoller ou atterrir dans les îles. Il y a bien les navires de marchandise, mais même les polynésiens ne les utilisent plus pour se déplacer. C’est peu fiable, inconfortable et impossible d’improviser à la dernière minute. On se rend à l’évidence, il n’y a aucune alternative pour se rendre à Ahe. Un deuxième rdv manqué.
Cette journée-là, les passagers sont laissés en rade, des lits de camp sont même installés à l’aéroport de Papeete pour accommoder les voyageurs qui n’avaient pas trouvé d’hébergement. Un vrai bordel pour certains. De notre côté, on a décidé d’annuler complétement les vols vers les atolls et de filer directement à Moorea l’île voisine et la seule qu’on peut rejoindre par bateau à partir de Papeete. Une journée perdue mais quand on se compare on se console.
Jour 4 : Beau soleil, des dégradés de bleus dans le lagon, le feuillage des cocotiers qui bouge au grés des vents, on profite de la plage. Un vrai paradis, comme dans les publicités. Mais à notre sortie de l’eau on constate qu’on nous a volé un des deux sacs de plage… On l’admet, là on a commencé à trouver ça moins drôle… Il n’y avait rien de bien important dans le sac; solaire, livre … sauf bien sûr les lunettes de lectures de Marie-Josée. Heureusement, elle a trouvé des lunettes de dépannage chez l’optométriste de l’île.

Après plusieurs jours, la grève se poursuivait, quelques rares vols décollaient grâce aux pompiers de l’armée mais on ne pouvait pas nous garantir le retour. Pas question de manquer notre vol pour l’île de Pâques qui a lieu une fois semaine. On décide alors d’annuler le reste des vols et nos réservations des pensions dans les îles. Un autre rdv manqué. Le lendemain, la grève s’est réglée et les vols ont repris normalement le surlendemain…On n’avait plus le goût de tout recommencer ce casse-tête.
La Polynésie ou le sourire retrouvé
Au final, on a décidé de rester à Moorea. On était bien heureux de notre décision et nous avons profité pleinement notre séjour.
On a d’abord passé une semaine dans un « fare » (bungalow tahitien) très authentique situé du côté Nord-Est de l’île pas très loin du Sofitel (où les bungalows sur pilotis se louent jusqu’à 1 500$ la nuit !). On y a vécu au rythme des îles. Les échanges que nous avons eu avec Maeva, la propriétaire des lieux, nous ont fait oublier la galère du début du séjour. C’est tout légers que nous avons quitté ce petit coin de paradis.
La dernière semaine on l’a passé presque à l’opposé de l’île, du côté Ouest, dans un petit « Resort ». Baignade, vélo, plongée en apnée et balade en moto. Au bout de notre quai, tous les soirs vers 17h, les requins dormeurs, les requins à pointe noir et les raies venaient faire leur tour. Génial !


Roland le propriétaire du « Resort » a fini par convaincre Mauricio de faire son baptême de plongée sous-marine et il l’a fait ! Étonnant pour sa réputation de chat vous ne trouvez pas ?
La plage qu’on a préféré à Moorea c’est la plage publique de Ta’ahiamanu dans la baie Ōpūnohu. Elle est parfaite pour le snorkling, elle n’est pas trop achalandée et sans stress pour d’éventuels voleur de sac…

Le dernier dimanche nous avons eu droit au repas traditionnel tahitien ; le « ma’a Tahiti ». Il est cuit enfoui dans le sol sur des pierre chauffées. C’est tellement compliqué et long à préparer qu’il se fait que pour de grandes occasions. La fête des mères (24 mai en Polynésie) le vaut bien.
Pour notre dernier repas à Papeete, nous sommes allés, comme tout le monde le nomme, aux roulottes. C’est de la cuisine de rue. Plusieurs roulottes s’installent le soir sur une grande place au bord de l’eau.
Notre accent a attiré l’attention de nos voisines de tables, une mère et sa fille (adulte). Très vite elles ont engagé la conversation. Chacun de son côté était curieux de la vie de l’autre. Les échanges étaient amusants, rigolos et intéressants. Une fois le repas terminé, elles allaient à une autre roulotte pour le dessert et elles nous ont invité à les y rejoindre. Elles sont même venues nous voir plusieurs fois afin d’être certaines qu’on irait les rejoindre. On a partagé des crêpes avec elles et poursuivi la conversation jusqu’à très tard dans la soirée. Ce merveilleux moment avec ces deux femmes touchantes, avec une joie de vivre et des projets de voyages plein la tête restera marqué dans notre mémoire. Quel beau cadeau d’adieux…
On termine notre séjour en Polynésie reposés, prêts à entreprendre, hélas, le dernier droit de notre voyage.