Phnom Penh

Les marchés 

Dans toutes les villes il y a des marchés. A un certain moment on trouve qu’ils se ressemblent tous. À Phnom Penh il y a le marché central qui vaut le déplacement ne serait-ce que pour son architecture art déco.

L’autre marché à ne pas manquer est le Orussey Market (à ne pas confondre avec le Russian Market). Dans ce marché on trouve de tout et n’importe quoi. Il y a les habituels vêtements, fruits, légumes, etc., mais on y trouve aussi les outils, cordes de toute sorte, semences, vieilles télés récupérées et plusieurs métiers comme des cartomanciennes, joailliers, couturières, etc. Un homme qui vendait couteaux et haches fabriquait sur place ses manches de haches. On a eu beaucoup de plaisir à circuler dans les trois étages de ce très grand marché où il y a très peu de touristes.

Le Russian market est quant à lui résolument plus touristique. C’est peut-être le moment de faire le plein de souvenir de voyage. C’est là que nous avons trouvé le nôtre. Tiens, voilà l‘occasion de vous dire qu’en tour du monde, on n’achète pas de souvenir comme on le ferait parfois lors de vacances de 2 semaines… On se permet un souvenir, voir deux, par pays mais attention ils doivent être significatifs, légers et surtout PETITS ! C’est ce dernier critère qui est difficile à rencontrer mais essentiel car ils décoreront notre arbre de noël et ils ne doivent pas prendre de place dans le sac à dos.

Musée du Genocide de Tuol Sleng ou S21

Ce musée émouvant est un incontournable du génocide cambodgien. Ce lieu est une ancienne école secondaire transformé en prison sous les Khmers Rouges. Elle est presque dans l’état où elle a été laissée par les Khmers Rouges au moment de leur fuite. On y torturait et on y exécutait les prisonniers. Il faut absolument prendre l’audio guide qui est bien fait et donne une âme et une émotion à ce lieu. Nous avons passé près de 4 heures à le visiter mais surtout à écouter des témoignages audio plus touchants les uns que les autres.

À la sortie, un homme vendait des livres. C’est un des 7 survivants de la prison. Il doit sa vie d’abord au fait qu’il savait réparer les machines à écrire. Les Khmers avaient absolument besoin de ses talents car, que voulez-vous, la propagande devait belle et bien être écrite. Il doit également sa survie à l’arrivée des Vietnamiens à Phnom Penh. Tous les prisonniers à S21 devaient être exécutés mais les gardiens Khmers Rouges ont fui la prison sans terminer leur besogne.

Le soir venu, Marie-Josée a eu de la difficulté à trouver le sommeil, elle revoyait les visages des prisonniers (tous photographiés à leur arrivée à la prison). Sur ces photos on remarquait que plusieurs avaient gardé des traces de sévices antérieurs (œil aveugle, blessures au visage, etc.). Les photos d’enfants et de bébés sont aussi saisissantes. Ils étaient exécutés pour qu’ils ne puissent pas venger leurs parents.

Ce sont de dures réalités, mais le musée est bien fait. Il est factuel et préserve la mémoire. Il ne faut pas hésiter à y aller. Les plus sensibles peuvent tout simplement s’installer dans la cour intérieure et écouter l’audio guide sans visiter les salles.

Stade Olympique

Le stade Olympique de Phnom Penh – qui n’a jamais accueilli de jeux olympiques –  est quotidiennement utilisé par des milliers de personnes de tous âges qui viennent y pratiquer différents sports (badminton, athlétisme, marche rapide, etc.).  Il y a une multitude de séances d’aérobie le long de l’anneau, toutes avec leur propre musique… Inutile de dire que par moment c’est cacophonique !

Vidéo  :Stade Olympique