Recette infaillible
Ici le concert de Klaxon est incessant. Il commence dès le lever du soleil et se termine vers 23h. On klaxonne pour tout, tout le temps. Certains ont le doigt sur le Klaxon sans interruption. C’est fou, étourdissant et assommant.
Pour vous donner une idée de ce que c’est, voici une recette toute simple :
- Vous trouvez un enregistrement de klaxons auquel vous ajoutez des jappements et batailles de chiens.
- Vous mettez ensuite des bruits de plusieurs moteurs de rickshaw (des moteurs de tondeuses à gazon peuvent faire l’affaire) et des conversations qui tentent d’enterrer le bruit.
- Mélangez bien le tout pour atteindre 80 à 85 décibels.
- Vous démarrez progressivement ce mélange avec le lever du soleil en augmentant le volume à son maximum vers 8h30.
- Vous laissez ainsi toute la journée.
- Réduisez progressivement le volume vers 22h, et, à minuit vous fermez presque tout, je dis bien presque car tout au long de la nuit, n’oubliez pas de faire retentir à intervalles plus ou moins réguliers un klaxon bien senti et une bataille de chiens.
- Posologie : tous les jours dans les villes et villages.
Circulation
Ce sont les véhicules qui ont priorité sur les piétons. Il faut se tasser au risque de se faire frôler par un rétroviseur ou une poignée de moto. Dans certaines rues on en vient à oublier que la conduite est à droite car pendant que l’un dépasse par la droite, l’autre en sens inverse, dépasse également par la droite celui qui dépasse par la droite, pendant qu’une troisième tente de croiser… et les piétons qui zigzaguent au milieu de tout ça.
On voit des motos avec trois ou quatre adultes. Une famille avec trois jeunes enfants s’y coince aisément !?! Lorsque les rickshaws ont un siège regardant vers l’arrière plutôt qu’un porte bagage on y compte jusqu’à neuf passagers, et plus s’il y a des enfants.
Les vaches sacrées
Des vaches il y en a partout. Elles sont en ville, en plein milieu d’un carrefour animé, au milieu des voies rapides, sur les terrains des musées, couchées sur le bord d’une rue étroite bloquant partiellement la circulation, sur les quais des gares. Elles sont partout ! Elles sont sacrées, donc personne n’y touche. Plus souvent qu’autrement elles ont un propriétaire, parfois elles n’appartiennent à personne. Elles se nourrissent de ce qu’elles trouvent et de ce que la population leurs donne. J’en ai vu une manger un journal, une autre mâcher un sac en plastique contenant un reste de sauce. Mumm, délicieux !
Regarder en bas, pas juste en haut
En Inde il y a de beaux paysages, de superbes temples et palais, mais attention, il faut rester vigilant ! Il y a des vaches partout vous dis-je. Il faut regarder constamment où on met les pieds. Surtout si on recule pour avoir un meilleur angle pour une photo ou si on regarde une carte tout en marchant. Swouch ! C’est mou et ça pu, et en sandale ce n’est pas trop agréable.
Si ce n’est pas les vaches, c’est les chiens, les mules, les chèvres, etc. Les grosses villes n’y échappent pas. Vigilance à tout instant. Tous y mettent le pied à un moment où l’autre.