Nous voilà au Laos en ce 8 février. Le soleil et la chaleur retrouvés. Après avoir déposé nos bagages à notre guest house, on part découvrir la ville. L’influence française est encore perceptible : noms de certains bâtiments et rues en français, pâtisseries et restaurants de cuisine française ! La ville est classée au patrimoine mondial de l’Unesco. L’architecture typique des temples de Luang Prabang est reconnaissable à ses toits qui descendent très bas. Ces temples sont décorés avec finesse et servent de lieux de culte et de lieux de rencontre.
Sur la colline en plein milieux de la ville, il y a le Temple Phu Si qui n’a rien d’exceptionnel mais qui se trouve au plus bel endroit pour admirer le coucher de soleil sur le Mékong. Il y a tellement de touristes que ça en est un tantinet désagréable, mais le spectacle vaut le désagrément.
Au sommet de cette colline nous avons vu plusieurs jeunes rendre la liberté à des petits oiseaux en cage. La libération des animaux est très pratiquée dans la religion bouddhiste. Ce geste est bon pour le karma. À l’origine c’était pour sauver et libérer des animaux d’une mort certaine. Les oiseaux sont vendus dans de petites cages de bambou. Il faut écarter un peu les tiges de bambou, sans se faire picorer les doigts, pour aider l’oiseau à s’envoler. Est-ce qu’acheter un oiseau pour le libérer aide vraiment le karma ? Allons savoir.
Nous avons vu toute sortes de cages en bambou de différentes grandeurs. Les plus grandes, sans fond plat, servent essentiellement de cage pour les poules et les coqs.
Temple Wat Xieng Thong, construit en 1560, est un des plus beaux temples du Laos. C’est l’emblème religieux de l’ancienne capitale du Laos et un haut symbole du Bouddhisme. Il est le seul temple de Luang Prabang à avoir été épargné des pillages de 1887 grâce à un des chefs rebelles des Pavillon noirs qui y avait été moine. Au lieu de le détruire, il a protégé le site.
Vous pouvez passer beaucoup de temps dans ce temple, ne serait-ce que pour regarder et comprendre les histoires illustrées en mosaïques sur le mur des divers bâtiments. C’est superbe pour la beauté de l’œuvre, intriguant pour la lecture des légendes. Les légendes du bouddhisme au Laos sont nombreuses et pleine de symbolismes sur la vie, de messages sur le comportement sociale, etc. Nous avons eu la chance de rencontrer devant ces murales un homme passionné par ces légendes et qui nous en a expliqué quelques-unes. Si vous avez de la place dans vos bagages, ça vaut la peine d’acheter un petit livre illustré (en anglais) destiné enfants qui explique les légendes.
Le petit musée du « Traditional Arts & Ethnology Centre (TAEC) » vaut le détour. L’exposition qui met en valeur les coutumes et les métiers artisanaux des habitants de la région. Il y a aussi quelques installations interactives qui nous mettent au défi de distinguer les produits artisanaux des produits manufacturés. C’est à s’y méprendre, nous nous sommes trompé plus d’une fois.
La visite du Palais Royal est un classique à visiter à Luang Prabang. On y découvre un palais à saveur laotienne. Là aussi, vous trouverez sur les murs des histoires en mosaïques. Des peintures illustrant les paysages naturels du pays. Il y a aussi une annexe où sont exposées les voitures royales et le temple Haw Pha Bang où est gardé une image (statue) de Bouddhas. Si vous êtes intéressés, il y a aussi une salle de théâtre.
Si vous êtes des lèves tôt, vous pourrez assister à la quête matinale des moines, ou Tak bat. C’est dommage que certains touristes utilisent le flash des caméras car cela brise le côté solennel du Tak bat. C’est un moment privilégié où l’on sent la ferveur religieuse. Imaginez, au lever du soleil une longue file de moines défilant avec leurs bols pour recevoir les dons (riz pour l’essentiel) des habitants de la ville. Les fidèles se placent le long des trottoirs ou des rues. Plusieurs revêtiront un habit particulier pour l’occasion. Ils s’agenouillent au passage des moines car ils ne doivent pas être plus haut que les moines. Cela serait un manque de respect. Nos photos ne sont pas très bonnes mais on tenait à être le moins intrusifs que possible.
Moines – Luang Prabang