Île du Sud

Allons, ne tardons pas ! Nous avons 3 628 km à parcourir, de paysages à couper le souffle et quelques surprises devant nous.

Nous prenons livraison de notre campervan à Christchurch chez Lucky Rental et ça dit tout ! Il en faut de la chance avec Lucky Rental. Cette fois-ci, pas de surclassement comme en Australie. En voyant le véhicule on a compris pourquoi le courtier avait déniché un campervan à moitié prix. Dire qu’on n’a pas été surpris et déçus serait mentir. Le campervan était tout rouillé et bosselé, à l’intérieur il était usé et abîmé, mais somme toute fonctionnel.

À nous la Nouvelle-Zélande, après tout, l’aventure c’est l’aventure. Puis, de toute façon, il n’y avait pas d’autres véhicules disponibles. Nous voilà donc en route pour la péninsule d’Aokara à 1h30 à l’Est de Christchurch. C’est le coin français de la Nouvelle Zélande. À bien y penser ce soir-là a été à l’image des trois semaines qui nous attendaient… froid ! Vive le chauffage d’appoint.

Il ne faut pas se méprendre car même si sur une carte, la N-Z est minuscule à côté de l’Australie, elle a énormément à offrir. Très vite on a réalisé qu’un mois ne serait pas suffisant. Ce pays c’est la NATURE à son meilleur. Sans animaux dangereux, situé dans une région volcanique et assise sur deux plaques tectoniques la N-Z est une carte postale en continue. C’est beau, peu importe où se porte le regard.

Sur la route

Dans l’île du Sud on se demande s’il faut aller à Queenstown ou à sa voisine Wanaka. Nous avons préféré – et de loin – Wanaka. Il y a beaucoup moins de touristes et pas d’embouteillage comme à Queenstown. La vue sur le lac et depuis les montagnes est toute aussi spectaculaire.

Rando Rocky Mountain

Mauricio a tellement aimée la randonnée du sentier Rocky Mountain qu’il l’a fait (presque) deux fois. Encore une fois, comme il lui arrive depuis le début du voyage, il a trouvé le moyen de perdre quelque chose. Cette fois-ci il a perdu son téléphone près du sommet et de s’en apercevoir que presqu’à la fin du sentier !  Tout pour le plaisir de remonter et de marcher quelques kilomètres supplémentaires… Par chance, il a retrouvé ledit téléphone près du sommet !

 


Mount Cook

Le plus beau de sentier du Mont Cook était fermé la journée où nous y sommes allés. La cause ? Le vent, trop de vent, par moments on dira même à cause du vent glacial. L’imprenable Mont Cook vaut tout de même le détour même si dame nature limite l’accès. Il faut se dire qu’il y a toujours des sentiers alternatifs qui sont également spectaculaires.

Rando Mont Cook

cliuez ici pour voir le Graphique du dénivelé


Franz Glacier

On ne sait pas si c’est parce qu’on connaît la neige et qu’on venait de voir le mont Cook ou si c’est parce que nous avons faits nos radins et qu’on n’a pas payé les 400$ par personne pour le petit tour d’hélicoptère mais l’intérêt du glacier Franz à proprement dit est moyen et de surcroit désolant. Désolant lorsqu’on constate le recul du glacier dans les deux dernières décennies… Et dire qu’il y a des climato sceptiques.

Notre bonheur, on l’a trouvé au bas de la montagne ! C’est fascinant de se retrouver au milieu de la Rain Forest. À la vue de ces fougères géantes on se croit en plein Jurasic Park ! On attend l’hobbit qui sortira de celle-ci.

Hobbit infestation


Abel National Park

Avant de quitter l’île du sud nous avons fait un petit arrêt à Abel National Park situé sur la côte nord de l’île. On le recommande lorsqu’il fait chaud, question de profiter des activités aquatiques. Sinon, il y a des randonnées linéaires à faire le long de la côte. On prend le water taxi jusqu’au point souhaité et il ne reste qu’à rentrer à pied. C’est ce que Mauricio a fait pendant que Marie-Jo soignait un rhume qu’elle trainait depuis une balade en vélo le long de la Wanaka river.


Haveluck, vraiment ?

C’est en faisant le plein d’essence dans la petite ville de Haveluck qu’on a réalisé qu’on avait une crevaison. Nous nous sommes dit « quelle chance on est déjà au garage ». Il ne fallait pas se réjouir si vite… Croyez-le ou non, ils n’ont pas voulu nous changer le pneu ! Au moins, ils ont eu la gentillesse de nous prêter le cric pour qu’on change nous-même la roue. Rien à voir avec la dernière crevaison qui était en Namibie à l’heure où les lionnes étaient à la chasse. C’est surement ça Haveluck.

Avant d’entreprendre l’île du nord il fallait faire réparer le pneu crevé. Oups, pas de chance, pas un seul garagiste ne voulait le réparer car le pneu était si usé qu’il était illégal depuis belle lurette… La compagnie de location, « Lucky rental » a fini par accepter de remplacer le dit pneu et on est repartie avec un pneu neuf…et aucun frais pour nous !