Île de pâques

Les pompiers polynésiens nous auront embêtés jusqu’à la toute fin… Pour finir ils ont trouvé le moyen de retarder notre vol vers l’Île de Pâques de 23 heures, oui, oui, de 23 heures ! On allait perdre une journée précieuse sur cette l’Île mythique. Par chance, nous avons réussi à décaler d’une journée notre vol de l’île de Pâques vers Santiago !

Notre premier contact avec les Moais de l'île de Pâques

Après un long vol on a toujours envie de quitter rapidement l’aéroport pour s’installer et se reposer. Mais là, nous étions surtout impatients de le quitter pour aller à la rencontre de ces mystérieuses statues. Dès que nous avons aperçu les premiers Moai (statues), ça a été un moment de grande émotion. Enfin, elles étaient là devant nous. Dressées au bord de la falaise, superbes, faisant dos à la mer et au coucher de soleil qui se dessinait derrière elles.

Une fois devant ces géants, on ne cesse de se poser des questions ; pourquoi tournent-ils le dos à la mer, pourquoi sont-ils en groupe et parfois seuls, pourquoi sont-ils différents et avec des chapeaux, pourquoi certains sont au sol, pourquoi des petits et là des grands, etc. C’est définitivement intrigant et ça ne laisse personne indifférent. Des semaines plus tard, ces Moais continuent toujours de nous habiter.

Balades sur l’île

On a exploré l’île à pied, en voiture et, par un drôle de malentendu, à vélo… Mauricio pensait faire plaisir à Marie-Jo qui aime tant faire du vélo mais qui cette fois-là aurait préféré le scooter.  Et pour cause, c’est là qu’on a concrètement réalisé que l’île a été formée par l’explosion (à des époques différentes) de 3 volcans aux trois extrémités de l’île. Et qui dit volcans, dit cratères, montagnes, etc. On n’oubliera pas les 40 km qu’on a fait (la langue à terre par moments) en partie sous la pluie, sous le soleil et par grand vent !

Orongo

Ce n’est que lorsque l’on s’aventure à l’intérieur de l’île, sur des routes de terre cahoteuses (vive le vélo qui nous a permis de s’y rendre), qu’on découvre l’agriculture et l’élevage et qu’on est frappés de voir à quel point il y a peu d’arbres sur l’île. On découvre qu’il y a aussi des grottes, une carrière de pierre pour les chapeaux, des peintures rupestres, etc.

Le petit musée de l’île est vraiment bien fait. En peu de temps, il permet de comprendre la formation de l’île, ses particularités et de nous aider à recoller quelques morceaux. Et oui, cette île a longtemps été une énigme car personne ne comprenait comment de telles statues avaient pu être transportées aux quatre coins de l’île. Le mystère des statues de l’île de Pâques a commencé à s’éclaircir suite à l’analyse des sols qui révélèrent l’existence de plusieurs variétés d’arbres. C’est sans doute l’abus de l’utilisation de cette ressource, comme combustible et pour la réalisation des Moais, qui expliquerait la disparition des arbres sur l’île. C’est donc la science qui a permis de comprendre comment ces gigantesques statues ont été déplacées sur de longues distances. À partir de cette information, plusieurs théories ont été élaborés, mais aucune avec certitude. Il plane toujours une part de mystère.

Notre site préféré est sans aucun doute la fabrique de Rano Raraku (carrière des statues). On y trouve près de 400 statues à divers stades de finition. La plus grande s’y trouve. Elle fait 21 mètres, pèse 80 tonnes, dont une partie est sous terre.

Le lever du soleil au site Ahu Tongariki est magique.  À notre arrivée dans la noirceur totale on ne devine pas qu’un groupe de 15 statues se dévoilera, peu à peu, à mesure que le soleil se lèvera. Nous étions peu nombreux selon le commerçant de la petite roulotte (où l’on vent du café… en poudre) et chanceux car les quelques touristes présents se souciaient des autres s’assurant de ne pas gêner la vue ou gâcher la photo. On a savouré chaque minute de ce levé de soleil.

Qui s’y frotte s’y pique !

Étonnamment, on ne peut pas s’approcher des statues. Il faut rester de 5 à 10 mètres de distance. Ils disent qu’on apprécie plus…. Peut-être, mais on manque les détails sculptés dans la pierre. Vous demanderez à Mauricio ce qui arrive lorsqu’on franchi une de ces limites. Il s’est fait sérieusement réprimander par le garde parc et c’est sous la promesse de M-Josée, de le garder à l’œil, qu’il lui a permis de conserver son billet unique qui donne accès à pour tous les sites !

Des rencontres inoubliables
À notre hostal on a eu le bonheur de rencontrer une super belle gang, Daisy et Lucas, puis Alexia, Eddy et leur adorable fille Liana (3 1/2 ans). Tous en tour du monde d’un an ou presque ! Nous avons échangé avec beaucoup d’enthousiasme et de plaisir sur nos expériences respectives. On a partagé repas et activités à l’île de Pâques. On s’est quitté à la fin du séjour en se donnant rendez-vous quelques jours plus tard à Santiago, et en souhaitant se revoir bientôt soit à Marseille, Neuchâtel, Montréal, ou là où nos sacs à dos nous amèneront.

Eddy, Mauricio, Alexia, M-Josée, Lucas et en avant, Daisy et Liana

Les Maoris ont vraiment peuplé la Nouvelle-Zélande, la Polynésie et l’île de Pâques (de son vrai nom Rapa Nui). Le spectacle de l’île de Pâques ne laisse aucun doute ; il avait bel et bien des similitudes avec ceux qu’on avait vu en Nouvelle-Zélande et à Moorea.

Liana a sauvé notre honeur...

Une île sans arbre, vraiment ?

La surexploitation des arbres à conduit à des guerres entre divers clans sur l’île. Tous voulaient en avoir pour pouvoir ainsi édifier des statues plus grandes : symbole de puissance. C’est d’ailleurs lors de ces conflits que bien des Moais ont été renversés. D’autres statues renversées sont le résultat de tremblements de terre.

Des chevaux partout
Il y a des chevaux en libertés partout sur l’île. Sur les routes, aux abords des sites archéologiques, à la porte d’entrée du musée ou en plein ville. Pourquoi tant de chevaux ? La réponse reçu des habitants : parce que les gens de l’île les aiment.

Pratico-pratique

Un conseil, quand vous arrivez, vérifiez toujours l’heure avec les locaux et ne pas se fier à celle indiquée sur vos téléphones qui s’ajuste, supposément, automatiquement. Nous l’avons appris à nos dépends au moment d’acheter nos billets qui donnent accès à tous les sites de l’île.

On devait acheter les billets avant la fermeture du guichet, l’auto étant déjà réservé pour aller voir le lever du soleil le lendemain. Réalisant qu’il restait que 20 minutes avant la fermeture, nous avons quitté rapidement le restaurant où nous étions attablés, pour faire un premier sprint au bureau de tourisme, qui demande de payer contant. S’ensuit alors un second sprint à l’ATM le plus proche. C’est bien connu, dans une telle situation le premier guichet ne fonctionne évidemment jamais et qu’il faut courir à l’autre… plus loin, au bas de la côte qu’il faudra remonter au pas de course, le ventre bien lourd du repas à peine avalé. Pour finir, on arrive tout essoufflé au bureau de tourisme, où l’employé nous dit gentiment qu’on n’avait pas à courir autant car elle fermait que dans une heure.  Et tout ça parce que nos horloges nous indiquaient la mauvaise heure !!!!!