Hô Chi Minh City (ou Saigon)

Il suffit de quelques heures à Hô Chi Minh ville pour se rendre compte que le capitalisme a rattrapé cette ville. Tout est abondance. Les commerces, restos branchés, boutiques à la mode, grandes marques internationales, autos de luxe (BMW, Audi, etc.), on trouve de tout. C’est une ville moderne, effervescente, bruyante et dynamique.

Lorsque la rue est trop congestionnée, qu’à cela ne tienne, les motos empruntent les trottoirs dans tous les sens. Les piétons n’ont qu’à se tasser. Cela nous tient dans un état d’alerte permanent car on ne sait jamais de quel côté peut surgir une motocyclette. Nous avons vu quelques accidents mineurs entre motos et un plus grave impliquant une jeune femme. Elle gisait inconsciente au sol. Elle venait de se faire happer sur le trottoir par un motocycliste. Assez saisissant comme scène.

C’est la fête
Nous avons souligné le jour de l’an à Hô Chi Minh City. Merci à notre ami Jacques du restaurant Ti Coz qui nous a accueilli même s’il affichait déjà complet pour la soirée. Sa cuisine est raffinée et le service impeccable.

Dans les rues il y avait foule. Des décorations partout, des festivités organisées ici et là. De nombreux feux d’artifice. Nous avons vécu le compte à rebours avec une foule de téléphones intelligents… mains non, avec une foule de Vietnamiens tenant à la main leurs téléphones intelligents.

En fait, le vrai jour de l’an (fête du Têt) pour les Vietnamiens sera le 28 janvier mais au Vietnam tout est prétexte à fêter… donc pourquoi ne pas fêter les deux ! Dans le calendrier chinois, la nouvelle année lunaire sera celle du coq. Il semblerait que nous profiterons tous d’une année qui alliera honnêteté et pragmatisme mais qu’on adoptera certaines de ses caractéristiques dont celle de prendre un peu plus de temps devant nos miroirs pour nous admirer ! Peu importe, en voit partout !

L'année du coq

Pour la fête du Têt, les gens commencent à célébrer une semaine avant et continue la fête jusqu’à une semaine après. Ils se réunissent en famille et s’offrent des cadeaux. Ils décorent la maison avec un arbre fleuri ou un arbre fruitier. Ils y accrochent des prières et des poèmes. Les couleurs vives telles que le rouge, l’orange et le jaune sont prédominantes. Depuis quelques jours nous voyons des quantités de motocyclistes se balader avec un arbre sur la selle arrière.

Cholon
Nous avons beaucoup marché dans la ville. Nous avons visité entre-autre le marché de Cholon (quartier chinois d’Hô Chi Ming). C’est un très grand marché où on retrouve plusieurs grossistes offrants tous les produits possibles et imaginables. Il était amusant de voir les motocyclistes se promener dans les passages étroits avec des cargaisons empilées de façon ingénieuses et défiants toutes les lois de la gravité.

C’est dans ce même marché que l’on trouve des apothicaires de médecine traditionnelle chinoise. On a observé longtemps la préparation d’un mélange d’herbe, d’épices et d’autres matières non identifiables. Tout était minutieusement mesuré et pesé sous l’œil vigilant des clients. Au début le mélange semblait appétissant et on pensait même demander une petite préparation pour le rhume de Marie-Josée mais plus les ingrédients s’ajoutaient, notre désir de tenter l’expérience s’envolait. Au diable le rhume. Marie-Josée était subitement guérie de tous ses maux ! Comme quoi la médecine traditionnelle chinoise est efficace !

Les fameux tunnels de Cu Chi
La visite des tunnels est selon les guides de voyage un incontournable, mais il y a tellement de touristes qu’il est difficile d’entendre les explications du guide (et même retrouver son guide). La visite prend un tournant un peu désagréable. Surtout lorsqu’on arrive à un endroit où les touristes peuvent tirer des vraies balles avec des M-16 utilisées durant la guerre. C’est désolant de constater que ces gens se pensent dans un parc d’amusement et oublient que ces armes ont tué des gens.

Si on fait abstraction de ces inconvénients la visite permet d’imaginer les conditions (la moiteur des lieux, l’humidité, la chaleur) qu’enduraient les soldats lors de cette guerre. On peut aussi voir les pièges utilisés par les Viêt-congs contre les Américains. Ils donnent le frisson.

Nous avons parcouru quelques mètres dans un tunnel étroit mais élargi pour permettre aux touristes d’y circuler accroupis.  Durant la guerre, seuls les Viet-congs pouvaient ramper efficacement ; la plupart des soldats américains étaient trop costaux pour pouvoir s’y engager.

Musée des vestiges de la guerre et le Palais de la réunification

La visite de ce musée donne une vision (partiale) de la guerre, celle des Vietnamiens. Tout au long de la visite on ne peut s’empêcher de se demander ce qui n’est pas dit, ce qui n’est pas montré. Malgré tout, les diverses expositions témoignent de l’horreur de la guerre. En particulier la salle montrant les photos des séquelles sur la population suite à l’utilisation de l’agent orange. En sortant de la visite on ne voit plus de la même façon les gens qui ont des problèmes mentaux ou des mal formations physiques.

Le palais de la réunification

Palais de la réunification
Palais de la réunification

Ce palais fut utilisé comme résidence officielle des présidents du Sud Viêt Nam lors de la guerre. On y trouve de somptueuses salles de réception, de conférence, des bureaux, cuisine moderne (pour l’époque) pour servir des banquets, appartements privés, un cinéma et un bunker en cas de bombardement.

L’architecture y est intéressante, mais aussi toutes ces photos de présidents américains, diplomate, etc., et le faste qui nous plongent dans la réalité de l’époque. Le palais, autrefois connu sous le nom de palais de l’indépendance, a été pris d’assaut le 30 avril 1975 par l’armée du Nord, mettant un terme à la guerre. Les deux tanks qui ont défoncé les grilles du palais sont exposés dans ces jardins. Le palais fût transformé en musée et le nom changé pour palais de la réunification. À de rares occasions le palais est utilisé pour des activités officielles.