Enfin accès à internet !

18 septembre 2016 

Nous avons eu les clés de notre 4×4 le 3 septembre à Kasane au nord-est du Bowtsana. Nous retournerons le véhicule le 22 septembre à Windhoek en Namibie. Avant d’aller plus loin, on doit dire que nous n’avons rien réservé avant notre départ de Montréal (31 juillet). À l’évidence, nous avons sous-estimé l’achalandage dans les divers parcs.
Par chance nous avons eu l’aide d’une agence locale pour tout organiser.

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Le parc Chobe, situé à côté de Kasane, était la première étape de notre safari. Ce parc est définitivement un incontournable. La variété d’animaux vaut le détour.

Dès 6h du matin nous étions en excursion avec guide. Les opérateurs de ces tours on le droit d’entrer dans les parcs avant l’ouverture officielle. On augmente ainsi nos chances de voir les animaux et ça ne manque pas. On retrouve vite notre âme d’enfant en voyant ces animaux pour la première fois en liberté. A peine quelques centaines de mètres parcourus que voilà des éléphants, puis très vite suivent girafes, zèbres et autres animaux. Mais le highlight de la matinée sera le léopard que nous avons vu grâce à « l’oeil de linx » de notre guide. Sans lui, on aurait continué notre chemin sans avoir vu la moindre trace d’un début de tâche de léopard. Si vous passez par Chobe, n’hésitez pas à y séjourner deux ou trois jours.

En route vers notre deuxième parc, nous avons eu la surprise de contrôles sanitaires à l’intérieur du pays. Ces contrôles servent à combattre la transmission de la fièvre aphteuse (foot and mouth disease). Lors de ce contrôle, on nous a saisi la viande crue mais avant de le faire on nous a proposé de la cuire … sur le bord de la route. En plus de nettoyer nos souliers sur un tapis détrempé, il faut aussi rouler avec le véhicule dans un bassin de désinfection.

Après une longue journée de route nous sommes arrivés au parc de Nata. Juste à temps, pour aller voir le couché du soleil au pan de Makgadikgali. À cette période de l’année il y a peu d’eau. Qui dit peu d’eau, dit pas de flamands. Cela enlève beaucoup d’intérêt au parc mais nous sommes contents d’avoir vu ses paysages lunaires, ses pélicans et au passage quelques autruches, zèbres etc.

Le lendemain nous sommes partis vers Maun au sud delta de Okavango. Nous avons décidé de prendre une journée de repos car l’entrée du parc se trouvait à 3h30 de route. Les campeurs qui avaient fait l’aller-retour semblaient tellement épuisés à la fin de la journée qu’on n’avait aucune envie d’y aller. Le delta sera pour une autre fois.

Si vous planifiez un safari au Botswana il semblerait qu’il en coûte beaucoup plus qu’en Namibie. On le confirmera, ou pas, dans quelques jours. Entre-temps, on peut vous dire qu’un sud africain que nous avons rencontré se disait stupéfait de l’augmentation des prix.

La Namibie

Le 7 septembre nous traversons en Namibie. La première nuit on l’a passé dans un lodge. Nous étions bien contents de coucher dans un vrai lit ! Après nous être installés, nous sommes partis faire une trail avec notre 4×4 dans le désert du Kalahari. Au bout de 7 km, oups… crevaison ! Une fois le changement de roue fait, nous sommes rentrés directement au lodge. Une demie-heure après, le soleil se couchait… On peut dire qu’il s’agit du premier pépin de voyage.

Les deux nuits suivantes nous les avons passées à une trentaine de kilomètres de Mariental dans une réserve privée (Lapa Lange Lodge). L’endroit était calme et agréable, à un point tel que nous avons décidé d’y rester une nuit de plus. Au point d’eau, on pouvait voir des rhinocéros. C’est là aussi qu’on a flatté les guépards que les propriétaires avaient adoptés. Un chasseur ayant tué la mère. Nous avons également fait, en fin de journée lorsque les animaux s’animent le plus, une randonnée dans une des trois trails de la réserve. Si un jour on repasse dans les environs on retournera à ce lodge, c’est certain.

Nous avons passé deux jours au camping du parc Sossusvlei à Sesriem. Il y a deux grands avantages à coucher au parc. D’abord, celui de ne pas attendre l’ouverture du parc pour admirer le lever du soleil, puis celui d »être parmi les premiers à fouler la crête de Big Dady (dune de sable de 325 mètres) et ainsi avoir un paysage parfait.

Nous nous sommes arrêté à Swakopmund. C’est une petite station balnéaire qui n’a rien de spécial, sauf une chose, le spectacle des dunes immenses se jettant dans la mer. Quelle beauté que de voir ce désert, qu’on a parcouru durant des heures, finir sa course ainsi dans la mer.

La région du Damaraland

Dans cette zone désertique où il y a 15ml de pluie par année. On peut voir des peintures et gravures rupestres datant pour certaines de plus de 6000 ans. Elles sont l’oeuvre des bushmen. Nous avons visité deux sites, celui de la « Dame en blanc » et celui de Twyfelfontein. Dans le premier, nous avons vu qu’un seul rocher avec des peintures. Les autres rochers n’étaient pas accessibles à cause de la présence d’éléphants. Ces derniers se trouvent sur ce site car leurs points d’eau habituels sont à secs. Il semblerait qu’il n’y a pas eu une goute de pluie depuis deux ans! Dans le deuxième site on a des dizaines de rochers avec des gravures qui daterait entre 2500 et 6000 ans. Il est fascinant de constater, de tout temps, ce besoin qu’a l’homme de vouloir communiquer et de transmettre ses connaissances.

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Le camping Malisa où nous avons passé deux nuits et tenu par un jeune couple d’hollandais. Lui travaillait en aménagement paysager, elle comme décoratrice intérieur. Ils ont tout vendu et se sont installés depuis 7 mois en plein désert namibien, au milieu de nulle part! N’ayez crainte, il n’y a aucune chance qu’on les imite…nous reviendrons à Montréal. Le matin venu, ils nous ont dessiné une plan approximatif sur lequel était indiqué les points d’intérêt. C’est ainsi que nous sommes partis à la recherche des éléphants du désert. Après une quarantaine de kilomètres sur une route de gravier mais surtout après un kilomètre de conduite dans le lit d’une rivière asséchée, nous sommes tombé sur un troupeau de 14 éléphants. Un petit groupe se régalait de branches d’arbres et un autre s’abreuvait à un point d’eau. On nous a dit qu’on a eu beaucoup de chance car cette espèce est en danger. Selon notre hollandaise, il en reste environ 150 en tout et partout.

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