Durban à Addo Elephant Park

15 octobre 2016

Voilà trois semaines passées (déjà) en Afrique du Sud à parcourir sa côte sud entre Durban et Le Cap. Durban est une grande ville où l’on ne devrait pas s’attarder si l’on se fie aux divers guides de voyage. Pour notre part, nous avons aimé goûter au rythme de la vie durbanaise. En particulier cet après-midi passé à la plage où l’on a vu un beau melting-pot de blancs, de noirs, de métis et d’indiens profiter du bord de mer dans une ambiance festive.

En voyage il y a des choses qui nous étonnent plus que d’autres. En quittant Durban, en route vers Mthatha, nous en avons eu la preuve. En Afrique du Sud, c’est le comportement routier et les activités le long des routes qui interpellent notre côté nord-américain. On passera l’énumération mais imaginez une autoroute où la vitesse permise est de 120km/heure, avec deux voies dans chaque sens et séparées par un terreplein. Jusque-là tout est « normal » n’est-ce pas ? La surprise vient lorsque soudain on voit un homme traversant l’autoroute de bord en bord ! On se dit « mais il est fou »…. Et bien non, en Afrique du Sud c’est normal ! À preuve, une enseigne en bordure de route nous indique de faire attentions aux piétons !!

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Une fois que nous avons pris nos repères nous avons commencé à vraiment apprécier le paysage. Au bout d’une centaine de kilomètres, nous avons réalisé qu’on voyait pour la première fois depuis plusieurs semaines une végétation verdoyante et des rivières où coule de l’eau … C’est tout un contraste avec les lits de rivières asséchées et la broussaille sèche et jaunie que nous avons vu durant notre safari au Botswana et en Namibie.

Ce contraste s’est poursuit au Parc Addo Elephant Park. Nous y avons vu une savane verte et abondante, des fleurs éclatantes (c’est le printemps). C’est superbe, mais il est définitivement préférable de faire des Safaris en saison sèche car il est plus facile d’apercevoir les animaux au travers des broussailles.

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Malgré la végétation nous avons vu une vingtaine d’espèces d’animaux différents à Addo, allant de l’éléphant au lion en passant par les buffles, zèbres, koudous, singes, etc.

Nous avons beaucoup aimé ce parc car il est de dimension humaine. Nous avons pris deux journées complètes pour le parcourir en prenant le temps de prendre le temps ! Nous nous souviendrons tout particulièrement du troupeau de plus d’une centaine de buffles qui avait commencé à nous entourer !

La Garden route

Après trois nuits de camping sous un tipi à quelques minutes de l’entrée du parc Addo, nous avons continué notre chemin en empruntant la Garden route. Avant d’arriver au Cap, nous nous sommes arrêté à Plettenberg Bay et Knysna. On y a fait des randonnées le long de la mer, notamment au parc Tsitsikamma, à la réserve naturelle de Robberg (Plettenberg).

Dans cette région il y a une série de barrières naturelles le long de la côte. D’un côté de celles-ci, les vagues atteignent les 3 mètres de hauteur, leur force est impressionnante. S’y baigner, pas vraiment ; d’ailleurs, on nous a recommandé (si on allait dans l’eau) de nous arrêter dès qu’on aurait de l’eau à la hauteur des genoux.

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De l’autre côté des barrières naturelles se forment des lagunes (lagoons). L’eau y est calme, peu profonde et à marée base ces lagunes sont presque à sec. En début de soirée nous avons vu « notre lagune » – celle devant l’appartement loué à Plettensberg – à marée haute. Quelques jeunes s’y baignaient, d’autres pagayaient sur planches empruntées temporairement à leurs propriétaires absents. Le lendemain quelle surprise, c’est marée basse; l’eau s’est retirée de la quasi-totalité de la lagune. Le décor est complétement différent. Ici et là des bateaux échoués, des chiens qui courent et leurs propriétaires se promenant sur le sable fin.