
Yangon, notre chauffeur nous dit : « Ici au Myanmar nous avons trois saisons : l’été, la saison des pluies et la saison froide ». Dans quelle saison sommes-nous lui demande-t-on et lui de répondre « dans la saison froide ».
On aurait dû y penser ! Après tout, il fait que 32 degrés sans tenir compte du facteur humidex. Il est vrai que dans la région de Mandalay, il fait aussi froid que 22 degrés le soir. Les gens portent des tuques à pompon et des manteaux.

Conduite à droite ?
Voilà des mois que nous sommes dans des pays où la conduite automobile est à l’inverse de chez nous, c’est-à-dire le volant à droite et la circulation à gauche. Il nous a fallu, ne riez pas, deux jours pour nous rendre compte que les voitures roulaient à droite au Myanmar, même côté que chez nous. Mais à notre défense, il faut savoir que 90% des voitures ont le volant à droite… C’était plutôt rigolo lorsqu’on s’en est rendu compte.
Trouvez si le conducteurs est à gauche ou à droite ?
Ce sont des voitures d’occasion importées de Thaïlande et du Japon. Tout le pays s’est adapté à cette conduite plutôt inusitée. Une loi a été voté l’an dernier décrétant que tous les véhicules doivent avoir le volant à gauche, mais l’entrée en vigueur de la loi n’a toujours pas été déterminée.
Pas de stop
Autre phénomène étonnant c’est l’absence de panneaux d’arrêt (stop) aux intersections. Cette absence n’est pas que matérielle, c’est le concept d’arrêt qui n’existe pas au Myanmar ! On s’immobilise aux intersections que si nous y sommes contraints. Pour franchir l’intersection, il n’y a pas de préséance, il faut simplement tenir compte des véhicules (motos, voitures, camions, etc.) qui se sont déjà engagés. Par ailleurs, on ne se préoccupe pas de ceux qui vont dans le même sens que soi. Ni à l’arrière, ni à gauche ni à droite, on fonce droit-devant et on passe. Une fois qu’on a compris cela, on ne s’en fait plus.
On a emprunté des vélos et avons arpenté pendant deux jours, sans aucun problème, les rues de Mandalay. On a même pédalé à l’heure de pointe sans avoir des sueurs froides ou de frissons dans le dos !

Un raccourcis par les temples
A Mandalay on trouve des temples à tous les coins de rues ou presque. Ils occupent souvent un grand quadrilatère et les habitants prennent un raccourci en coupant au travers des temples. Ils sont facilement repérables. Ils traversent le temple, sandales à la main plutôt que de les laisser à la porte, avec un chargement en équilibre sur la tête, un gros sac sous le bras ou encore un groupe de jeunes qui marche d’un pas pressé.
Doubles noms
Myanmar ou Birmanie, les deux noms sont utilisés. C’est officiellement Myanmar même si certains pays continuent de le nommer Birmanie. À l’intérieur du pays il y a plusieurs situations similaires de double appellation. Dans les guides touristiques, Google Map et les cartes locales on peut avoir pour un même lieu, une même rue, une même ville ou village, deux noms différents. Parfois c’est mêlant ! En plus de notre Birman qui n’est pas tout à fait au point, s’y retrouver demande de la persévérance.
Les villes de Rangoun et Yangon, c’est la même chose, Bago et Pagu aussi, tout autant que Inwa et Ava. Le monastère Shwenandaw est Shwe-Kyaung-pyi en Birman.
École pour les jeunes moines et bonzesses (aussi appelées nonnes) à Amarapura, région de Mandalay.

Pont U-Bein, Amarapura
En plein cœur de Mandalay, au détour d’une rue, on a l’impression d’être au milieu d’une fête de village. Les enveloppes au sommet du poteau renferment un prix en argent.

Pommade que les femmes, les enfants et quelques hommes appliquent pour se protéger du soleil ou tout simplement pour les soins esthétique de la peau.
Village et paysant, Inwa, région de Mandalay
Tailleurs de pierre et sculpture de bois, Mandalay
Le marché



