L’Inde c’est super, mais il n’y a rien de facile depuis les premières minutes de notre voyage vers cette destination.
Déjà au comptoir d’enregistrement à Colombo, la compagnie aérienne exigeait que l’on présente un billet d’avion prouvant qu’on sortirait de l’Inde. Même si cette formalité n’était mentionnée nulle part on nous a refusé l’enregistrement ! Pour nous sortir de cette impasse, Mauricio a repassé tous les contrôles de sécurité pour aller acheter, à l’extérieur, deux billets d’avion 100% remboursables. Pendant ce temps je gardais les bagages. A notre arrivée aux douanes en Inde on ne nous a pas demandé cette preuve…. Voilà donc un petit coup d’adrénaline pour rien! Dès le lendemain matin on a fait la demande de remboursement.
Le lendemain de notre arrivée (le 9 novembre), commotion générale en Inde. Pour contrer la corruption et le marché au noir, le gouvernement a décidé de retirer de la circulation les billets de 1000 et de 500 roupies (20$ et 10$ can). Dès l’après-midi, lorsque la nouvelle s’est propagée, et même si ces billets ont valeur légale jusqu’au le 30 décembre, les commerces n’acceptaient plus ces billets. De surcroît, très peu d’endroits acceptent les cartes de crédit. Pour finir le tout, le gouvernement a aussi fermé les banques pour deux jours et les guichets bancaires également ! Comme les guichets donnent toujours des 1000 et des 500 Rs et qu’on venait de faire le plein la veille, on s’est retrouvé avec beaucoup d’argent qu’on ne pouvait pas utiliser. Que du bonheur !
Dans ce chaos, on a réussi malgré tout à changer quelques billets de 500 ici et là, suffisamment pour se débrouiller… Une fois le choc absorbé, quelques rares commerçants ont recommencé à accepter les 500 Rs. À la réouverture des banques, Mauricio a eu la joie d’expérimenter les files indiennes à la banque où tous jouent du coude et où personne ne cède un pouce carré. Il y a passé près de trois heures pour échanger une partie de nos billets car il y a une limite journalière imposée par le gouvernement. Il fallait donc recommencer… chose que j’ai eu le plaisir de vivre mais par chance dans une file dédiée aux femmes. J’ai eu plus de chance que Mauricio. Comme étrangère, on m’a fait passer en priorité (file accélérée pour les touristes).

L’idée qu’on se faisait de l’Inde au travers de nos lectures et celle que l’on constate sur place est nettement différente. La saleté, le bruit et les odeurs – pas toujours l’eau de rose – sont bien présents ; mais curieusement pas au point que décrivent certains blogues. Avant notre départ on me disait qu’on aimait ou qu’on n’aimait pas, que c’était tout l’un ou tout l’autre. On peut le comprendre. Dans notre cas, après une semaine et toutes nos aventures bancaires et de transport, nous avons croisé des gens accueillants et accommodants. Au final on aime bien et on reviendra en Inde.
Tenez-le vous pour dit, nous sommes des vedettes ! Les gens de tout âge nous arrêtent sans cesse pour prendre un selfie avec nous. Toute la famille y passe, père, mère, tantes, bébés, etc. Chacun veut sa photo avec nous. On se prête au jeu, mais parfois on se doit de mettre des limites car ça n’en finit plus. Nous sommes une attraction touristique pour les touristes nationaux. Un groupe de jeunes, à qui on posait la question, nous a expliqué que dans leurs villages, il n’y avait pas d’étrangers. Nous sommes donc une curiosité. Clic, clic, clic …..