Chronique de M-Josée -Afrique

13 octobre 2016 

Voilà bientôt deux mois et demi que nous sommes en cavale. J’ai l’impression que c’est deux fois plus tant les journées et les semaines sont occupées. Nous allons de découverte en découverte et de nouvelle expérience en nouvelle expérience… tous nos sens sont sollicités et constamment en alertes.

C’est tout de même exigeant que d’être toujours en déplacement, à lire et à s’informer. Lorsque l’on prend des jours de repos, ça ressemble plutôt à une journée de travail au bureau. Il faut faire des recherches (beaucoup de lecture), déterminer un itinéraire, trouver des cartes, faire des réservations, etc. On doit préparer la suite du voyage.

En temps normal, lorsqu’on planifie une vacance, on s’y prend des semaines à l’avance et on lit beaucoup sur ce seul sujet. La situation est différente, on a débuté notre tour du monde en ayant les grandes lignes mais pas les détails au quotidien. De façon générale, on sait où nous serons que deux semaines à l’avance, pas plus. C’est un beau problème me diriez-vous, mais je me souviens de la réflexion de Valérie (qui faisait elle et sa famille un tour du monde en 2015) à quel point ça pouvait devenir exigeant et qu’il vient un moment où on n’a plus le goût de lire quoi que ce soit. Nous nous partageons les tâches. L’un prépare l’immédiat (quoi faire là où on se trouve) et l’autre prévoit les semaines à venir.

Il y a également les petites choses du quotidien qui prennent plus de temps. Par exemple, trouver le bon produit à l’épicerie (quand on a trouvé l’épicerie), comprendre le fonctionnenement de la cuisinière, de la laveuse à linge, etc. C’est plus facile s’il y a les instructions mais elles sont souvent absentes et c’est à tâtons qu’on parvient à nos fins. Faute de laveuse, on lave souvent à la main et on invente des cordes à linge. Le blogue, il nous arrive de le négliger un peu, car là aussi c’est du temps…qui parfois vient à manquer !