Chili continental

Nous voici rendu au Chili. Bien sûr l’île de Pâques c’est aussi le Chili mais c’est tellement différent de la terre ferme pour ses gens, son rythme et sa culture d’influence maori, qu’on considère le Chili continental presque comme un autre pays dans ce tour du monde.

Arrivés à Santiago c’est le froid qui nous saisit. On sort de nos sacs tout ce qu’on a de plus chaud. À l’extérieur comme à l’intérieur il fait froid. On ne comprend pas pourquoi il n’y a pas de chauffage dans les maisons, restaurants et musées. L’isolation et l’étanchéité ne semblent pas faire partie des normes de construction. On gèle partout et ça semble tout à fait normal pour tout le monde sauf nous deux. Dans les commerces, les gens travaillent avec des manteaux et des gants. Il y a de quoi, les portes restent grandes ouvertes ou encore elles ferment si mal qu’un courant d’air glacial circule allègrement. Dans les appartements qu’on a loué, on s’empressait de fermer les fenêtres et d’ouvrir le four au maximum pour faire un peu de chaleur (seul système de chauffage à notre disposition) et tenter d’éliminer l’humidité.

Dans un bar-resto, on nous a expliqué que le chauffage il y en a en hiver quand il fait froid, mais comme l’hiver commence le 21 juin (et nous étions début juin), ils ne chauffaient pas encore… On a compris plus tard que le prix du gaz varie beaucoup d’une région à l’autre et que ça pouvait peut-être influencer les habitudes de consommation. Mais fermer les portes et fenêtres serait déjà un bon début selon nous !


SANTIAGO
Cette ville de près de 7 millions d’habitants (17 M pour le Chili) est recouverte d’un épais smog en hiver. Du belvédère de la colline San Cristobal, on avait de la difficulté à apercevoir les montagnes au loin et même certaines rues.

On a beaucoup marché et arpenté les rues et les quartiers. Nous avons visité le Musée des droits de l’Homme où une grande partie de l’exposition était consacré au coup d’état du 11 septembre 1973 avec la mort du président Allende et la prise du pouvoir de Pinochet.
Les documents d’archives qui relataient les événements étaient très émouvants. On voyait des témoignages de personnes arrêtées et torturées sous la dictature de Pinochet. C’était très intéressant, bien présenté… mais on n’en pouvait plus de geler dans ce musée qui avait la climatisation à fond (ou peut-être l’air extérieur dans les bouches d’aération).

Avec la gang de l’île de Pâques on s’est organisé un souper. C’était super sympathique de se revoir ainsi à Santiago.
Eddy, Mauricio, Alexia, M-Josée, Lucas et en avant, Daisy et Liana

( Et oui, c’est la même photo que dans l’autre chronique ! Mais ce sont les mêmes amies !)

LA ROUTE DES ÉTOILES

Cap vers la Serena, au Nord de Santiago. Le contraste est étonnant : montagnes aux sommets enneigés, versants désertiques avec d’imposants cactus et vallée couverte de vignes ! 

Nous y avons visité la distillerie El Mistral, qui produit la boisson nationale chilienne : le pisco. Petite dégustation à la fin de la visite. Au nez, des arômes de vanille et de clou de girofle, un peu boisé pour ceux vieillis en baril… et le pourcentage d’alcool, ouf, de 30 à 40 degrés.

La vallée d’Elqui est également une région renommée pour ses ciels pures. Le Chili compterait plus des trois quarts des observatoires scientifiques au monde. Ses déserts secs avec l’absence de toute humidité réunissent les conditions idéales pour l’observation des astres.

Route des étoiles

Route des étoiles

Nous avons visité un des observatoires à la nuit tombée, le Mamalluca (à prononcer mamayouka). Nous avons aperçu au travers de la lentille du télescope des planètes et étoiles. Au menu :  Saturne,  Jupiter et son anneau, des groupements d’étoiles et la pleine lune ! Une expérience tout simplement magique.

La lune prise au travers de la lentille du télescope

Lune depuis l'observatoire de Mamalluca


VALPARAISO
Dès notre arrivée à Valparaiso, comme on stationnait la voiture, un joli minois se pointe à la fenêtre. C’était Liana toute rayonnante. Quel hasard et quel bel accueil en cette fin de journée à Valparaiso. Malheureusement la petite famille ne pouvait pas se joindre à nous pour l’apéro. On a toutefois rejoint Daisy et Lucas avec qui, encore une fois, on a passé un très bon moment.

Valparaiso est une ville chatoyante avec ses maisons de toutes les couleurs, son street art (dommage que les graffitis gâchent parfois le spectacle), ses rues étroites et ses impressionnantes côtes.

D’ailleurs, pas étonnant qu’il y ait tant d’ascenseurs (funiculaires) un peu partout pour faciliter les déplacements.

Malheureusement le soleil n’était pas au rendez-vous lors de notre passage, mais nous avons quand même pu apprécier ce décor singulier et admirer le coucher de soleil du haut d’une terrasse.

Valparaiso