Croyances et superstitions
Le peuple laotien est très croyant et superstitieux. À quelques reprises nous avons vu une cérémonie plutôt singulière au temple. Le moine fait tenir à tous ceux qui participent à la prière (comme une union) une corde qui est reliée aux véhicules (motos, autos) stationnés à l’extérieur. Il peut y avoir plusieurs cordes ou une seule qui relie tous les véhicules. Cette cérémonie a entre autres pour but de protéger les conducteurs et passagers des dangers de la route !
Chez certaines ethnies, il y a une superstition qui leur impose que le nombre de marches soit un nombre impair (3,5,7,9, etc.). Autrement, ça porte malheur.
Juste en face de Luang Prabang se trouve Chompet. Il ne faut pas manquer d’y faire un tour. Au lieu de payer une barque privée, il vaut mieux prendre le traversier public. Non seulement il coûte moins cher mais en plus, il permet d’établir des contacts avec les Laotiens. Dans notre cas, on a eu l’occasion d’échanger avec une laotienne qui avait vécu en France.
Chompet est juste de l’autre côté du Mékong, à un jet de pierre de Luang Prabang, mais dès que l’on y pose le pied on est plongé dans un autre monde. C’est le Laos rural. Nous avons suivi une route (ne la cherchez pas sur Google Map elle n’y est pas) qui nous a menée vers des monastères et leur temple ainsi que quelques villages assez modestes.
À partir de Luang Prabang on peut visiter des grottes, des cascades ou faire des tours de bateaux sur le Mékong. Nous avons choisi de visiter les chutes Kuang Si. Une vraie carte postale ! Dans les faits il s’agit d’une série de petites cascades avec des bassins d’un bleu turquoise. Le tout culmine par une grande cascade de 60 mètres d’hauteur. En plus des chutes, il y a une réserve/hôpital d’ours d’Asie. Si vous y allez, n’hésitez pas et louer une moto. La route est en bon état et ça donne la possibilité de faire des arrêts dans les villages.
Balade à vélo
Nous avons profité d’une belle journée à vélo pour découvrir une enfilade de petits villages qui font maintenant partie de Luang Prabang.
Devant une maison, nous avons été intrigués par des petits rouleaux blancs qui séchaient au soleil. La curiosité nous a bien servit. Une dame nous y a fait goûter et nous a montré le processus de préparation. À l’ombre, derrière la maison, des femmes préparaient la pâte et formait des rouleaux qui ensuite étaient déposés sur des planches. Après les avoir séchés au soleil quelques heures, les petits rouleaux sont frits dans l’huile. Et en fait, c’est une délicieuse gâterie un peu sucrée que l’on déguste avec plaisir. On a acheté un paquet qui a duré à peine deux jours !
À quelques kilomètres de là se trouve un secteur qui regroupe des ateliers d’artisans. Il y a entre-autre le papier artisanal et toutes les déclinaisons de son usage (artiste peintre, lampe de papier, etc.).
Nous avons visité un atelier de tissage. Là encore on nous a montré le processus à partir du cocon de soie jusqu’aux très beaux châles et autre confections pure soie, en passant par la teinture et le tissage.
Juste avant de rentrer à Luang Prabang nous avons aperçu le marché local (sans touristes). Bien que petit, ce marché nous réservait la plus grande surprise de la balade. Au détour d’un étal, il y avait une dame qui vendait ce qui ressemblait à des rats, rien de moins ! Un peu plus loin, nous avons vu qu’il s’agissait d’une sorte de furet. On y vendait également d’autres petits rongeurs poilus et des chauves-souris. Le tout bien étaler par ce 27 Celsius… On imaginait déjà les maux d’estomac. Pour rien vous cacher, on avoue ne pas y avoir goûté.
Bataille de coq – Luang Prabang