31 aôut et 1er septembre
Nous voilà rendus à Johannesburg !
Quel contraste avec la Russie. Un rythme – plus lent – que de sourires spontanés, des agents d’immigration plus sympathies les uns que les autre. Le côté moins réjouissant c’est la question de la sécurité. Avant d’arriver, on a eu des conseils sur l’emplacement de l’hôtel. Tous allaient dans le même sens, quartiers spécifiques et près des centres commerciaux.
Dès l’arrivée à l’aéroport, on nous fait comprendre qu’il faut, non pas être prudent mais EXTRÊMEMENT prudent. De toujours prendre des taxis, mais ATTENTION, il y a des bons taxis et de mauvais taxis… Marcher alors là pas question.. Soyons clairs JAMAIS dès que l’obscurité tombe.
Tant de mises en garde gâtent un peu le séjour. Par moments, on se demande si le tout n’est pas arrangé pour nous faire prendre des taxis de « confiance » de l’hôtel ou les tours de « confiance ».
Après nous être reposé, nous avons visité Soweto en compagnie de Thomas notre guide de confiance. C’est vraiment nous qui l’avons choisi. Yé ! Il nous a beaucoup parlé du temps de l’apartheid qu’il a pleinement vécu. Il nous a d’abord amené à la prison où Mandela a été incarcéré. Aujourd’hui, pour mémoire, seuls deux bâtiments sont conservés. Le reste fait place à la court suprême de l’Afrique du Sud. Par la suite nous sommes allés à Constitution Hill, à la maison de Mandela (il y a habité durant 15 ans avant son incarcération et 11 jours à sa sortie de prison 27 ans plus tard) et nous avons visité le Musée Patherson à la mémoire de écoliers morts lors du soulèvement contre le système d’éducation (les noirs avaient le moins bon des 3 systèmes ils apprenaient que l’Africaan). Les écoliers demandaient à être éduqués en anglais. Ce musée est particulièrement bien fait, il nous donne une très bonne idée de l’atmosphère de ces manifestations et de la violence exercée par les blancs.
Thomas nous a amené à deux cheminées d’une ancienne centrale électrique jadis alimentée au charbon. Elle fournissait l’électricité à Johannesburg. Bien que située à Soweto, elle n’y a pas fourni un seul kw. Avis aux intéressés, aujourd’hui vous pouvez faire du bungy entre les deux cheminées.
Dans Soweto il reste encore des traces visibles du temps de l’apartheid. Vu le grand taux de chômage chez les noirs, il y un grand nombre de taudis. Il y a des maisons très humbles, puis il y a aussi de belles maisons occupées par les noirs fortunés. Les propriétaires de ces maisons du temps de l’apartheid ont vendu leur demeure et habitent maintenant Johannesburg. Ces derniers ont acheté des maisons de blancs qui eux, se sont fait construire dans de nouveaux développements. L’autre trace de l’apartheid, se sont ces camps de travaille pour les mineurs où s’entassaient jusqu’à une douzaine de personnes dans une petite pièce. Ces camps étaient occupés par les travailleurs migrants. Ils détenaient un permis de travail de trois mois seulement. Dix camps pour les hommes et un camp pour les femmes. Pas de camp mixte.